Pièges du financement
L’expérience pratique démontre fréquemment que certains points importants ne devront pas être négligés :
- Règlement tardif de la succession : Les entrepreneurs ont la fâcheuse tendance à s’atteler trop tardivement à la succession. Résultat : vente précipitée (vente forcée) ou liquidation non souhaitée de l’entreprise.
- Actifs non nécessaires à l’exploitation : Les entreprises disposent souvent d’actifs très importants dont une grande partie peut ne pas être nécessaire à l’exploitation et qui pèsent sur la rentabilité de l’entreprise. Cela «alourdit» l’entreprise et complique en outre la situation du point de vue fiscal. Ce type d’entreprise se vend mal.
- Choix du «bon» successeur : C’est sans doute la tâche la plus difficile. Il vaut donc la peine de prendre son temps pour élaborer un bon profil de compétences, de faire une recherche étendue, de mener plusieurs entretiens approfondis, de préférence en présence d’une tierce personne compétente et de procéder aux clarifications nécessaires.
- Vulnérabilité au cours du processus de succession : Pendant la succession, l’entreprise se trouve souvent dans une position de faiblesse, que ce soit en raison des charges financières accrues ou de la phase d’initiation du nouveau propriétaire. Cela reste valable même si ce dernier faisait déjà partie de la direction. Les concurrents profitent pour attaquer. Pour réussir, il est très important de planifier avec précision la phase de transition, d’assurer le transfert du savoir-faire des personnes clé, de constituer des réserves (financières et de personnel) et, dans toute la mesure possible, de faire participer activement l’ancienne équipe de direction au processus de succession, au minimum au cours des trois à six mois suivants.